Écologie

Avec « Sortir du nucléaire » entre St-Laurent-des-Eaux et Blois… ce samedi 8 avril 2017…

Voilà une bien agréable journée, avec de belles personnes, passée à l’appel de Sortir du Nucléaire Loire et Vienne. Nous étions plus de 200, à pied, à bicyclette les plus nombreux, à relier la centrale nucléaire de St-Laurent-des-Eaux à Blois en longeant ce qui devrait être « le plus beau fleuve de France » à défaut d’être « sauvage » mais qui est en fait la poubelle du nucléaire français.
Extrait de l’affiche explicative de l’organisation :
Ah ! la belle Vallée de la Loire, Jardin de la France, Terre de vignobles, orgueil des Ligériens !
Mais, la Vallée de la Loire, c’est aussi 14 réacteurs nucléaires en activité*, pour la plupart en fin de vie.
C’est le scandale caché des accidents de 1969 et 1980 à Saint Laurent des Eaux, avec rejets DIRECTS, dans le fleuve, de plutonium, radioélément des plus toxiques qui soient sur Terre. 35 ans après, on retrouve ce poison dans les sédiments jusqu’en Anjou et sans doute en Loire-Atlantique. La Loire contient actuellement des milliards de particules radioactives – hydrogène, iode, carbone, tritium – issues de l’exploitation des centrales et rejetées « légalement », jour après jour, dans le fleuve. Ces poisons ne sont éliminés par aucune filtration !
Bienvenue dans la grande loterie du nucléaire… …pour le million d’habitants qui consomme tous les jours cette eau pour boire, cuisiner, se laver, arroser les jardins.
Parce que nous, citoyens ligériens, pensons qu’il est temps de réagir et que l’union fait la force, nous avons créé un réseau Loire et Vienne rassemblant tous les groupes qui militent pour la sortie du nucléaire et pour une information totale et transparente sur la qualité radioactive de l’air et de l’eau en bassin de Loire.
Comment se positionnent nos futurs élus quant aux risques que l’industrie nucléaire fait courir à tous les habitants de la vallée ligérienne ?
Mobilisons-nous pour leur demander !
 

En 2017, votez bicyclette

Repris du site internet WWW.carfree.fr

En avant-première, bicyclette dévoile son programme politique pour les élections 2017…

Un excellent article de Planète sans visa http://www.fabrice-nicolino.com

Publié par Jean-François Noblet le samedi 17 décembre 2016

Jean François Noblet www.noblet .me

La vallée des loups, un film formidable

Mon ami Jean Michel Bertrand nous avait déjà régalés avec son précédent film « Vertige d’une rencontre » qui racontait son admiration des aigles royaux.

Naturaliste accompli, parfaitement intégré dans les montagnes alpines où il est né, « Milou » pour les intimes, avait le rêve de filmer des loups sauvages dans sa vallée d’enfance. Il raconte dans le film « La vallée des loups » sa longue quête, les innombrables nuits d’affûts par tous les temps et il nous montre, pour la première fois en France des images extraordinaires de vrais loups en liberté. Non pas des loups apprivoisés ou prisonniers d’un parc animalier  mais une meute et ses louveteaux acceptant une certaine promiscuité avec un naturaliste respectueux, discret et compétent.

Je ne vous raconterai rien des détails de l’histoire pour vous laisser le plaisir de la découverte mais j’affirme que ce film est un chef d’œuvre qui fera date dans l’histoire de la protection de la nature. En effet les nombreuses scènes d’animaux sauvages filmés sont d’une qualité exceptionnelle : cadrage impeccable, lumière d’enfer et comportements rarement observés. On sent là l’amour immense de l’auteur pour toutes les formes de vie.

De multiples pointes d’humour et un commentaire pris sur le vif enregistré par Milou lui-même, sobre et profond à la fois nous démontre qu’il est possible de faire partager autrement la passion pour la nature et le respect du sauvage.

C’est là que réside l’intérêt majeur de ce film. Il montre comment les naturalistes ressentent intimement leur place au milieu du monde vivant, les émotions de rencontres avec des animaux libres sur le terrain et il nous fait partager ce bonheur. On est loin des explications scientifiques moralisatrices ou des interviews de personnalités reconnues voulant nous convaincre. Non Milou renverse, à lui tout seul, toutes les bêtises et les rumeurs qui circulent sur le loup, par la beauté des images et la sincérité d’un homme du pays.

Courrez voir ce film et emmenez y vos enfants. Ce sera la plus formidable manière de démarrer la nouvelle année pour que nous puissions espérer sauver enfin la nature et tolérer la présence de quelques loups à nos côtés.

Un excellent article de Fabrice Nicolino « Planète sans visa » repris du site internet www.http://fabrice-nicolino.com/

Être ou ne pas être écologiste.

Voilà ce que j’ai écrit la semaine passée pour Charlie

Que personne ne bouge. On va enfin distinguer qui défend l’environnement et qui se bat pour l’écologie. La différence par les éoliennes, qui sont aussi des hachoirs, et le Loup, dont José Bové veut l’élimination. On y va, on y est.

Aujourd’hui, grand débat. Apportez vos chaussons. On va traiter d’une question qui n’a l’air de rien : qui est écologiste ? Ou plutôt, quelle est la différence entre un environnementaliste et un écologiste ? Pour l’environnementaliste, ainsi qu’il est écrit sur l’étiquette, ce qui compte est l’environnement, donc ce qui entoure. Il n’y a pas trop de soucis à se faire, car l’homme est comme par magie au centre. Il ne se préoccupe donc que de ce qui est devant ses yeux et à portée de bras, ce qui l’empêche de faire des cauchemars. Et l’écologiste lui, bien plus emmerdé que l’autre, doit considérer tout ce qui vit. L’homme existe, et sa place est éminente, mais tout ne saurait tourner autour de son nombril, aussi environnementalisé qu’il puisse être.

Prenons, si le cœur vous en dit, des exemples. L’Office fédéral de l’énergie suisse a mandaté la Station ornithologique de Sempach pour réaliser une étude sur le nombre d’oiseaux esquintés ou butés par les éoliennes, qui poussent partout par milliers. On a mis en place un radar calibré pour mesurer « l’intensité migratoire », on a recherché les victimes au pied des pales, et le résultat de cette première grande étude sur le sujet vient de tomber. C’est la merde. En moyenne, 20,7 oiseaux par éolienne et par an sont les victimes de collisions, soit le double de la valeur maximale jusqu’ici admise. Le site de l’étude était placé sur une colline, dans un paysage ouvert, et les oiseaux avaient a priori tout possibilité d’éviter les pales. Or des petits piafs comme les roitelets et les grives, les martinets et les colverts se sont ramassés, de nuit, sur les éoliennes. Multiplier par le nombre de pales glissant le long des mâts. En France, en Europe et dans le monde.

Un environnementaliste n’en aura pas grand-chose à battre, car il voit dans les éoliennes un progrès pour lui, menacé notamment par le dérèglement climatique. Dans son impeccable cohérence, il veut développer partout des énergies renouvelables, dont les éoliennes. Un écologiste constatera que, selon des estimations aussi solides qu’officielles, la moitié des oiseaux ont déjà disparu en France depuis une cinquantaine d’années, et que le devoir élémentaire d’un homme est tout simplement d’arrêter le massacre.

Dans ces conditions, et avant de lancer un programme géant qui se superpose au nucléaire, au pétrole, au gaz, à l’hydro-électricité et même au charbon, l’écologiste aura exigé sans être entendu par quiconque que les mâts éoliens garantissent absolument la sécurité des oiseaux et des chauve-souris. Et soient, dans le cas contraire, totalement prescrits. L’environnementaliste jugera ce point de vue réactionnaire au mieux, antihumain au pire, et les pales continueront à hacher menu les pinsons, les rouges-gorges et les tourterelles turques.

Mais prenons un autre exemple : le Loup. José Bové, représentant parfait des environnementalistes, souhaite qu’on abatte les loups qui osent s’aventurer en terre pastorale, car selon lui, l’animal sauvage est incompatible avec le berger à pipe et moustache. Son leitmotiv, maintes et maintes fois répété : « Il faut éliminer le Loup ». L’écologiste aura un point de vue tout autre. Le Loup, qui habite le territoire qu’on appelle la France depuis bien plus longtemps que l’homme, y a des droits. Certes pas tous les droits, mais assez pour qu’on tolère la présence de 300 loups, pour l’essentiel planqués dans les millions d’hectares de terres marginales abandonnés par la déprise agricole.

Duflot ou même Jadot, autres environnementalistes, se contrefoutent d’apprendre – le rapport Planète Vivante dont on a parlé ici – que 58% de tous les vertébrés ont disparu depuis 1970. S’y intéresseraient-ils qu’ils auraient de toute façon peur d’être accusés par leurs amis socialos d’être les candidats des fleurs et des petits oiseaux. Tout doit disparaître, et tout disparaîtra donc tant qu’il n’y aura pas des écologistes prêts à tout bloquer à la demande.

Il est vrai que, présenté ainsi, c’est un poil déprimant. Mais nettement moins que les conneries environnementalistes qu’on entend du matin au soir, ici ou là.

Fabrice Nicolino

DEMAIN, un documentaire à voir et à revoir…

Lundi 30 mai 2016, le cinémobil, de passage dans notre ville de MER, présentait le film de Cyril Dion et Mélanie Laurent « DEMAIN » où les transports doux, entre autre, sont aussi évoqués avec bien d’autres bonnes idées. A voir absolument …

DEMAIN

  • Art et Essaiaffiche_demain
  • Réalisé par Cyril Dion, Mélanie Laurent
  • Genre Documentaire
  • Durée 118 min

Et si montrer des solutions, raconter une histoire qui fait du bien, était la meilleure façon de résoudre les crises écologiques, économiques et sociales, que traversent nos pays ? Suite à la publication d’’une étude qui annonce la possible disparition d’’une partie de l’’humanité d’’ici 2100, Cyril Dion et Mélanie Laurent sont partis avec une équipe de quatre personnes enquêter dans dix pays pour comprendre ce qui pourrait provoquer cette catastrophe et surtout comment l’éviter. Durant leur voyage, ils ont rencontré les pionniers qui réinventent l’’agriculture, l’’énergie, l’’économie, la démocratie et l’’éducation. En mettant bout à bout ces initiatives positives et concrètes qui fonctionnent déjà, ils commencent à voir émerger ce que pourrait être le monde de demain….