{"id":13810,"date":"2023-01-27T07:58:43","date_gmt":"2023-01-27T06:58:43","guid":{"rendered":"https:\/\/lescheminsdemusarde.fr\/?p=13810"},"modified":"2023-01-29T15:44:51","modified_gmt":"2023-01-29T14:44:51","slug":"montpercher-mon-petit-coin-meconnu-historique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lescheminsdemusarde.fr\/?p=13810","title":{"rendered":"Montpercher, un petit coin m\u00e9connu : historique&#8230;"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-table has-medium-font-size\"><table><tbody><tr><td><strong>L&rsquo;\u00e9tang de Montpercher&#8230; Historique de H. Del\u00e9tang repris du site internet http:\/\/www.archeoforet.org\/ouvre\/result\/etang\/index.htm<\/strong><strong>.<\/strong><\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p><br><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.archeoforet.org\/ouvre\/result\/etang\/img\/mnperchr.jpg\" alt=\"\" width=\"400\" height=\"300\"><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Sur le massif Chambord-Boulogne (Loir-et-Cher), ils sont onze, en eau actuellement. Au moins trois autres sont \u00e0 sec.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p><strong>Les \u00e9tangs r\u00e9pondent au besoin de prot\u00e9ines, \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 la consommation de viande \u00e9tait peu fr\u00e9quente parce que rare et ch\u00e8re. Si tout un chacun est d&rsquo;accord sur cette \u00e9vidence, la date de leur construction suscite davantage d&rsquo;interrogations. Mon propos n&rsquo;est pas de clore le d\u00e9bat, simplement d&rsquo;apporter un \u00e9l\u00e9ment nouveau issu de la mise en relation, cette fois encore, des archives et du terrain.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Mais laissons la parole \u00e0 J. Martin-Dem\u00e9zil :<br>Il mentionne une \u00ab\u00a0composition en date du 9 novembre 1255, entre le prieur\u00e9 [de Boulogne] et le comte de Blois, au sujet des \u00e9tangs de Chambord et de Montfrault&#8230; L&rsquo;\u00e9tang de Montfrault peut \u00eatre l&rsquo;\u00e9tang du Parc, l&rsquo;\u00e9tang des Fontaines ou l&rsquo;\u00e9tang de Montpercher&#8230; Tous trois sont mentionn\u00e9s d\u00e8s le XIVe si\u00e8cle (\u00e9tat des revenus et<\/strong> <strong>charges du Comt\u00e9 de Blois)<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.archeoforet.org\/ouvre\/result\/etang\/img\/mnprchpl.jpg\" alt=\"\" width=\"350\" height=\"399\"><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les deux premiers \u00e9taient plut\u00f4t des mares que des \u00e9tangs. Quant \u00e0 l&rsquo;\u00e9tang de Montpercher&#8230; ses proportions beaucoup plus importantes m&rsquo;inclinent \u00e0 penser que c&rsquo;est de lui qu&rsquo;il s&rsquo;agit ici\u00a0\u00bb.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>En r\u00e9f\u00e9rence au texte pr\u00e9c\u00e9dent, on peut dire que l&rsquo;\u00e9tang de Montpercher existait au XIVe si\u00e8cle. Avec les pr\u00e9cautions d&rsquo;usage, on peut admettre qu&rsquo;il existait en 1255, et probablement avant puis qu&rsquo;il en serait question \u00e0 cette date.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le recours au terrain apporte un nouvel \u00e9clairage. Le plan ci-contre montre les parcelles du domaine de Montfrault situ\u00e9es les plus \u00e0 l&rsquo;est. Le parcellaire le plus proche de l&rsquo;\u00e9tang commence, au nord de celui-ci au niveau de la queue (l&rsquo;extr\u00e9mit\u00e9 oppos\u00e9e \u00e0 la digue). Il prend ensuite la direction de l&rsquo;ouest, oblique vers la chauss\u00e9e (la digue), descend en contrebas de celle-ci, et, sit\u00f4t la chauss\u00e9e d\u00e9pass\u00e9e, oblique \u00e0 nouveau vers l&rsquo;est pour atteindre l&rsquo;extr\u00e9mit\u00e9 du <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"http:\/\/www.archeoforet.org\/ouvre\/result\/enigme\/index.htm\" target=\"_blank\">\u00ab\u00a0Grand Foss\u00e9 de Montb\u00e9nard\u00a0\u00bb.<\/a><br>Si le parcellaire contourne l&rsquo;\u00e9tang, c&rsquo;est que l&rsquo;\u00e9tang \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 en place lors de la construction des talus.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab\u00a0A la m\u00eame date d&rsquo;avril 1233, Gauthier d&rsquo;Avesnes donne \u00e0 la maison de l&rsquo;Aum\u00f4ne de Blois une rente de huit muids de froment&#8230; en \u00e9change du ch\u00e2teau de Montfrault, et ses appartenances, terres, vignes, etc.\u00a0\u00bb.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>En 1233 (date proche de celle avanc\u00e9e ci-dessus : 1255) donc, le comte de Blois reprend le territoire de Montfrault ant\u00e9rieurement ali\u00e9n\u00e9. Autour, la for\u00eat lui appartient. En 1233, les deux grands territoires des moines sont enferm\u00e9s de talus et de foss\u00e9s depuis plus de trente ans et Montfrault l&rsquo;est aussi. Si ce n&rsquo;\u00e9tait pas le cas, cela voudrait dire que le comte, int\u00e9grant ce domaine dans son bien, aurait eu pour premi\u00e8re volont\u00e9 de faire \u00e9difier des parcellaires sur des limites qui n&rsquo;ont plus lieu d&rsquo;\u00eatre. Absurde.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.archeoforet.org\/ouvre\/result\/etang\/img\/parchao.jpg\" alt=\"\" width=\"280\" height=\"350\"><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Dernier point. Entre le mur de Chambord et l&rsquo;\u00e9tang de Montpercher, aux environs de la fl\u00e8che noire sur le plan ci-dessus, on d\u00e9couvre un sol compl\u00e8tement chaotique : trous vastes, et profonds de 2 \u00e0 3 m\u00e8tres ; d\u00e9blais importants mass\u00e9s sur les bords, accroissant cette impression de chaos. Rien que de tr\u00e8s banal, direz-vous. Oui, sauf qu&rsquo;\u00e0 travers les trous et les bosses, descendant et remontant les pentes, talus et foss\u00e9 joints, le parcellaire de Montfrault va son bonhomme de chemin, sans \u00eatre le moins du monde interrompu. Les excavations \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 en place lors de la construction du parcellaire.<\/strong><br><strong>La morphologie des fosses est sans rapport avec une extraction de minerai. Les d\u00e9blais en bourrelets laissent envisager un pr\u00e9l\u00e8vement de mat\u00e9riaux situ\u00e9s sous une \u00e9paisse couche de \u00ab\u00a0terres mortes\u00a0\u00bb. Qu&rsquo;y a-t-il au fond ? Deux chablis r\u00e9cents permettent de r\u00e9pondre : ce niveau du sol est fait d&rsquo;une argile compacte, peu ductile, \u00e0 graviers. Pr\u00e9l\u00e8vement d&rsquo;argile, donc, \u00e0 une \u00e9poque ant\u00e9rieure \u00e0 la construction du parcellaire de Montfrault, comme lui est ant\u00e9rieure la construction de la digue de Montpercher. Il me semble raisonnable de lier ces extractions \u00e0 la construction de la digue, haute de plus de quatre m\u00e8tres en son centre et longue de deux cent cinquante m\u00e8tres.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ce que je connais des archives, \u00e0 travers les travaux de J. Martin-Dem\u00e9zil, li\u00e9 \u00e0 ces constats de terrain, situe avec certitude la fondation de Montpercher \u00e0 une date ant\u00e9rieure \u00e0 1233. Si quelqu&rsquo;un pouvait d\u00e9couvrir, sur quelque parchemin, quand le domaine de Montfrault a \u00e9t\u00e9 clos de foss\u00e9s, nous aurions une date de fondation encore plus pr\u00e9cise,&#8230; et plus lointaine.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><strong>\u00c9l\u00e9ments de Bibliographie :<br>H. Del\u00e9tang, De l&rsquo;histoire \u00e0 l&rsquo;arch\u00e9ologie : les premiers \u00e9tangs de Sologne, Bulletin du G.R.A.H.S., t.12, fascicule 3-4, p. 41-52, 1990.<br>L. Magiorani, Les moulins et l&rsquo;\u00e9tang de Chambord, \u00e0 partir de 1248, <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"http:\/\/www.archeoforet.org\/ouvre\/pluloin\/moul\/index.htm\" target=\"_blank\">sur ce site.<\/a><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;\u00e9tang de Montpercher&#8230; Historique de H. Del\u00e9tang repris du site internet http:\/\/www.archeoforet.org\/ouvre\/result\/etang\/index.htm. 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