Le mystérieux col de L’Esse en forêt d’Orléans.

Une reprise d’un article du blog « carnet de randonnée »… en date du 24 février 2008.

Il faut toujours se méfier de ses amis de trente ans ! Croyez, bonnes gens, Monsieur le Marquis (Jean-Pierre) qui en a l’expérience … !

Un jour de janvier dernier, Messire le Comte de Saint Denis (Luc) entreprend de rechercher sur la carte routière au 1/25 000ème où se trouve le Col de l’Esse en forêt d’Orléans. S’il figure bien dans la bible du collectionneur de cols … le Guide Chauvot répertorié F-45-0133  20-2319-O  004-169  Près RF 133 … sur le terrain, c’est une autre paire de manches …

… Ami visiteur, si tu arrives sur cet article via un site internet de la ffct, tu ne peux pas comprendre ce dont il s’agit … ce n’est pas grave, concentre-toi sur la roue qui te précède sinon tu vas partir dans les décors !!! Continue de rouler à folle allure, tête dans le guidon, comme un ignorant du tourisme à bicyclette et laisse-nous apprécier ce genre de recherche qui ne peut se comprendre et se partager qu’entre initiés ! …

… Pour répondre à la demande de Monsieur de Saint Denis, disais-je, je contacte un génie en lecture de carte routière de mes amis, un orfèvre de la chose « montante »: Monsieur le Prince d’Olivet, 81 printemps, es maître « centcoliste » (Maurice) devant Dieu et sa flopée d’Apôtres … dont le célèbre Henri, Comte du Rouergue et du 650 B réunis !

Monsieur le Prince d’Olivet entreprend alors une longue réflexion, penché nuit et jour, sur la carte au 1/25 000ème de Sire IGN. Il consulte divers oracles, quelques entrailles de poissons faisandés … et son GPS de dernière génération. Il nous délivre enfin son message pour nous inviter à la recherche sur le terrain dudit col au départ de l’enclave fortifiée de Jargeau, délivrée, pour l’occasion, par une Dame de haute lignée : Jeanne, qui avait entendu, d’après Monsieur le Prince, des voix du côté d’Arc en Lorraine !

Bref, en ce dimanche 24 février 2008, nous enfourchons nos montures rutilantes, parées à nos armes ligériennes, et sortons de l’enclave fortifiée de Jargeau fiers comme une armée de croisés allant porter la bonne parole !

Monsieur le Prince nous dirige de fort belle manière … Gardez-vous à droite, gardez-vous à gauche … Il est d’une vigilance de tous les instants en nous dirigeant vers cette « hauteur » située, d’après lui, au beau milieu de la forêt.

Après avoir rencontré un canal appelé d’Orléans, croisé moult routes et ornières, visité quelques prés où, chevaux, ânes et vaches se gèlent les glandes et les mamelles tant le froid sec est au rendez-vous de ce matin ensoleillé, Monsieur le Prince d’Olivet nous entraîne sur une route dite « blanche » … un chemin forestier, défoncé à souhait, troué de toutes parts, sablonneux, montant très légèrement comme pour nous faire comprendre que ce Col de l’Esse n’est pas aussi facile à conquérir … 133 mètres, une paille !!

Nos montures, éperonnées énergiquement, du haut de leur 650 B (seuls les initiés peuvent comprendre !) se comportent à merveille, montrant, s’il en est besoin, un courage à toute épreuve afin de conduire leurs maîtres au sommet, que dis-je, au point culminant du monde entier ayant pour nom : Col de l’Esse.

Arrivé sur les lieux, Monsieur le Comte de Saint Denis entreprend de faire quelques passes d’armes en faisant tournoyer son appareil photo au-dessus des têtes ennemies, frappant avec rage la pellicule pour imprimer l’instant de cette magnifique victoire de l’homme sur la nature. Seule déception, de taille certes, le col n’est pas pancarté … un oubli sans aucun doute dont la conséquence immédiate en sera la pendaison haut et court de Madame de Dr. Ter., Ministre du club des 100 Cols en Orléanais. Mais qu’importe, nos valeureux chevaliers ont mis à bas la route forestière traîtresse conduisant au col.

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Ils fouillent les alentours afin d’anéantir toute velléité ennemie. Monsieur le Marquis en profite pour écraser un étron d’un confrère de la bête du Gévaudan de passage en ces lieux. Après une petite collation, satisfaits du devoir accompli, nos amis entreprennent de regagner les remparts de la forteresse de Jargeau … ayant une soirée à terminer en compagnie de la belle Jeanne et de ses copines … le repos du guerrier en quelque sorte ! Sur leur chemin se dresse bien devant eux une passe d’arme avec des belliqueux à maillots sponsorisés au hameau dit de « l’arme blanche » mais elle ne les retarde pas, pressés qu’ils sont de rejoindre leurs belles …

Bref, plus sérieusement, une superbe matinée de randonnée à bicyclette, entre Amis, sur des routes et des chemins calmes et sinueux à souhait, en forêt d’Orléans, à la recherche du mystérieux Col de l’Esse …

Un Grand Merci à Maurice D. dit Monsieur le Prince d’Olivet.

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