Moi non plus … !

Un article repris du site internet www.carfree.fr

Je déteste les cyclistes.

Je déteste les cyclistes

C’est un coming out, je l’avoue sur Carfree France, je n’aime pas les cyclistes. Entendons-nous bien, je ne parle pas de tous ceux qui font du vélo pour se déplacer, mais des cyclistes habillés de manière ridicule qui se tapent des centaines de kilomètres à vélo le week-end.

Certains diront qu’il ne faut pas taper sur la « grande famille du vélo », vu qu’on est déjà pas nombreux face à l’armée des automobilistes. Certes, mais pour moi, cycliste et automobiliste, même combat !

En règle générale, le cycliste du dimanche, qu’on appelle parfois aussi cyclotouriste, est essentiellement un automobiliste de la semaine. Bien sûr, il y a toujours des exceptions et certains cyclistes du dimanche sont aussi parfois des gens normaux qui font du vélo tous les jours de la semaine pour se déplacer… Je pense ainsi à quelqu’un comme Vélomaxou par exemple, mais c’est un cas à part. D’ailleurs, dans sa présentation, on voit bien le côté « honteux » du cyclotourisme :

Cyclo-citoyen, cyclo-randonneur depuis 1976. Venant du cyclotourisme « la tête dans le guidon », je me dirige vers le déplacement doux de l’écocitoyen à Mulhouse, dans les Vosges, en Alsace et dans la Forêt Noire. »

Mais de manière générale, les cyclotouristes du dimanche qui avalent les kilomètres sont à peu près aussi éloignés de ma conception du vélo qu’un Sébastien Loeb au Rallye d’Alsace.

La tête dans le guidon, ils avalent les kilomètres sans trop se poser de questions. La caricature des cyclistes présente dans Les Triplettes de Belleville n’est pas très loin de la réalité.

Déjà, je trouve leur accoutrement ridicule. Le style lycra-jambières est à la base un puissant répulsif pour le vélo urbain. En outre, je ne supporte pas ce mimétisme visuel avec tous les grands noms du dopage cyclisme. Ces gens-là ne font pas de vélo, ce sont avant tout des supports publicitaires humains pour tous les grands sponsors du Tour de France.

Personnellement, quand je les vois passer devant chez moi le dimanche, je ne pense pas « vélo » mais « dopage ». D’ailleurs, je ne comprends absolument pas comment un « sport » qui est désormais de notoriété publique une activité de drogués peut porter les « valeurs » traditionnelles de « fair-play » ou de « corps sain ».

Par ailleurs, il faut se rendre compte du ridicule de la situation : si les coureurs professionnels sont payés pour porter ces accoutrements ridicules couverts de logos et de marques, les cyclistes du dimanche quant à eux ne touchent même pas un rond ! Pire, ils payent souvent à prix d’or tout ce fatras commercial pour « se la jouer comme Armstrong ».

Et que veut dire « se la jouer comme Armstrong » pour les cyclistes ? Est-ce la volonté d’écraser les autres ? Ou plutôt l’idée de gagner plein de médailles pour devoir les rendre au bout du compte quand tout le monde aura compris que vous les avez obtenu en trichant ?  Que reste-t-il d’un sport qui n’a plus de valeurs, plus d’honneur et plus de héros ?

En fait, il reste juste un peloton de Dracula qui passent leurs journées à se sucer la roue et pisser dans des flacons et leurs nuits à changer leur sang.

Il reste aussi la souffrance de milliers de « petits jeunes » qui veulent eux aussi leur quart d’heure de gloire et qui vont s’arracher les mollets à pédaler 7 jours sur 7 et qui vont se bousiller la santé à coup de produits dopants pour espérer gagner un jour l’étape du Tour qui passe près de chez eux.

Vous me direz, ils ne dérangent pas grand monde et au moins, tant qu’ils sont sur leur vélo à pédaler comme des bourrins, ils ne polluent pas avec leur bagnole ! Oui, mais leur seule présence sur la chaussée est de mon point de vue une pollution publicitaire et une agression visuelle.

Par ailleurs, certains cyclistes trouvent quand même le moyen de polluer ! C’est le cas par exemple de tous ceux qui mettent leur VTT sur le toit de leur bagnole et qui vont faire 10 ou 20 bornes en voiture pour aller « pédaler en forêt ».

Ils sont moches, tels des panneaux publicitaires, dans leur accoutrement moulant ridicule et avec leurs marques de bronzage au cordeau. Je défie quiconque d’avoir envie de se mettre au vélo pour aller au boulot en les voyant foncer en groupe à se tirer la bourre et en passant leurs « relais ».

Et le pire, ce sont sans doute les vieux cyclistes sur le retour, qui se la pètent dans leur panoplie complète du Tour et dont la bedaine déborde largement du lycra moulant. Ils passent la semaine assis dans leur bagnole et frôlent la crise cardiaque tous les dimanches pour essayer désespérément de diminuer leur tour de taille.

En plus, avec leur casque et leurs lunettes de soleil, les cyclistes donnent réellement une image négative du vélo. Quand on les voit, on a vraiment l’impression que le vélo est un sport de combat hyper dangereux, c’est-à-dire l’inverse de ce qu’est réellement le vélo en tant que mode de déplacement.

D’ailleurs, même Mikael Colville-Andersen, le gourou danois du vélo, le dit : « A Copenhague, il n’y a pas de cyclistes, seulement des gens qui font du vélo ». Disons-le autrement, il ne s’agit pas de faire du vélo pour faire du vélo, mais pour se déplacer.

C’est pourquoi, je pense que le cycliste est l’ennemi du vélo. (NDLR : Moi aussi !)

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